L’histoire de TCB Jeans commence en 2007 à Kojima, lorsque Hajime Inoue, alors âgé de 27 ans, décide de créer sa propre usine de confection. Passionné depuis toujours par les jeans vintage et inquiet de voir disparaître certains savoir-faire locaux, il commence seul, entouré d’une dizaine de machines à coudre dans son atelier.
Après plusieurs années consacrées à la production pour d’autres marques, TCB Jeans prend véritablement forme en 2012 avec la création de son premier jean original. Depuis, la marque étudie les vêtements de travail américains des différentes décennies — jeans, vestes en denim, coveralls et autres pièces utilitaires — à partir d’exemplaires vintage appartenant notamment à ses propres archives.
TCB pousse particulièrement loin ce travail de reproduction. Les toiles selvedge sont développées au Japon pour retrouver le poids, la texture et surtout la manière de vieillir des denims d’époque. Selon les modèles, la marque travaille notamment le coton zimbabwéen, comme sur son emblématique 50’s Jeans, dont la toile 13,5 oz est pensée pour reproduire les irrégularités et les délavages des jeans des années 1950.
La coupe et la confection sont réalisées dans la manufacture TCB de Kojima, où travaillent les artisans de la marque sur un parc comprenant de nombreuses machines anciennes des années 1950 et 1960. Chaque opération utilise une machine adaptée afin de retrouver les coutures et les détails observés sur les vêtements originaux. L’usine, la boutique et les bureaux sont réunis au même endroit : TCB est donc véritablement une factory brand, fière de montrer qui fabrique ses vêtements et comment ils sont réalisés.
Le nom TCB signifie officiellement « Taking Care of Business », mais Hajime Inoue aime également lui donner le sens de « Two Cats Brand », en référence aux deux chats qu’il possédait lors de la création de l’entreprise et que l’on retrouve sur les patchs et l’identité graphique de la marque.
Plus qu’une simple recherche esthétique, TCB cherche ainsi à retrouver la construction, l’atmosphère et surtout la manière dont vieillissaient les vêtements de travail américains. Des reproductions historiques fabriquées à Kojima pour être portées au quotidien et développer, à leur tour, leur propre histoire.